jeudi 15 mai 2008

28 Semaines plus tard


Le premier opus était une déclaration d'amour franche et viscérale au cinéma de genre, et sa suite enfonce le clou.
28 semaines plus tard est un choc, frondeur et dévastateur, gorgé d'une imagerie sublime, de scènes époustouflante et d'une tension palpable, qui scotche au fauteuil, roue le spectateur de coups alors qu'il est à terre, et termine tout ça sur un anti happy end particulièrement jouissif.

Thématiquement moins intéressant que son prédécesseur, le film n'en reste pas moins une éclatante réussite, d'une indéniable efficacité. Extrêmement fort, bourrin, cruel parfois, le film est une pièce maîtresse du genre et tout simplement l'un des meilleurs films de l'année. Passé un point de départ franchement bancal et certaines facilités narratives (la propagation du virus et le personnage de Carlyle sacrifié sur l'autel du ridicule, remember le nemesis de Resident Evil), le film est une expérience intense, généreuse, et foutrement malin. Le réalisateur, en plus de nous offrir des plans d'une beauté folle, qui chatouillent l'amateur d'ambiance post-apocalyptique (le film dépasse largement son modèle sur ce point précis) n'oublie pas de poser sa caméra dans des moments intimistes, rendant ces personnages humain là où ils ne sont que des escalopes sur pattes pour la concurrence. Certaines morts en sont d'autant plus douloureuses, et surprenantes (surtout quand on a été élevé aux baudruches ricaines ou le chien survit à la fin). La première scène du film est à ce titre proprement tétanisante.

Une fois rentré dans le vif du sujet, c'est un déferlement de violence hardcore qui laisse pantois, souffretant, tout en exauçant les rêves des amateurs (certaines scènes ont tout pour être cultes). Pas à l'abri d'expérimentations visuelles et sonores, le spectateur en ressort lessivé, soufflé, vidé.
Et il en redemande. Le film porte les codes du genre pour mieux les exploser, et révèle tout un sous texte politique méritant d'être souligné. Une grosse claque, et une véritable perle.

1 commentaire:

Antoine a dit…

+1
je l'ai vu au ciné, et j'ai rarement été aussi crispé pendant toute la durée d'un film !
J'ai choppé des crampes aux cuisses (mais je me dois de préciser que c'est dû à leurs saloperies de siège au Gaumont de Valenciennes de mes deux, qui ne laisse aucune place pour les jambes.

En tout cas, j'attends le 3 avec impatience.