vendredi 26 juin 2009
jeudi 25 juin 2009
The Murtaugh List
"I’m too old for this shit". Tout le monde s’est déjà dit ça une fois dans sa vie, et la merveilleuse série How I Met Your Mother a brillement illustré cette maxime dans un épisode de sa dernière saison.
Et voilà qu’un groupe de geek met sa pierre à l’édifice à l’occasion d’un barbecue pantagruélique.
Voici l’étendu des dégâts, par Alex, Axel, Julian, Fabien et votre serviteur.
I’m too old pour :
- Se désaper et courir nu en public
- Boire du panaché
- Aller en cours
- Aller au Little Rock (bar de lycéen)
- Rester chaste jusqu’au mariage
- Regarder Hannah Montana (mais tant pis en fait)
- Prendre le train en choisissant la destination grâce à « une poule sur un mur »
- Fumer des feuilles d’arbres
- Regarder « les 100 plus grands » sur TF1 le samedi soir.
- Manger du Kiri
- Sniffer de la poudre de limonade
- Penser à mon avenir
- Faire un feu
- Faire éclater des pétards
- Mater les filles au dessus des vestiaires
- Accrocher des escargots à des fusées de feux d’artifices
- Peindre des vaches
- Toucher l’assiette du copain et crier « MICROOOBES ! »
- Toucher la côte de veau de mon voisin CONNARD
- Porter des pulls Waïkiki
- Promener le chien en pantoufles
- Mettre un cornichon dans la bière du copain
- Ne pas faire l’amour
- Etre roux
- Faire des excès de vitesse sur l’autoroute
- Enflammer ses pets
- Regarder Grey’s Anatomy
- Faire descendre les gens de sa caisse au milieu de nulle part
- Ne pas se laver les mains après avoir été aux toilettes
- Pisser à côté de la lunette
- Porter un jogging
- Mettre un slip
- Me cuiter avant d’aller bosser
- Chanter Denver le dernier dinosaure sur la place publique
- Mettre du shampoing dans les fontaines
- Faire griller des marshmallows sauf si c’est pour les tremper dans de la fondue au chocolat
- Fantasmer sur le clip de Tatu « All the things she said »
- Déprimer devant Dawson
- Être de gauche
- Faire l’éléphant
- Ecouter System of a Down
- Regarder Transformers
- Pisser sur des portes où il est écrit « Ceci n’est pas un urinoir »
- Passer des visites médicales
- Mettre son slip au dessus de son pantalon
- Mettre des chaussettes et des claquettes
- Ne pas oser acheter des préservatifs au distributeur
- Ecouter ce que disent les parents
- Ecouter les conseils d’un italien irlandais
- Avoir des cheveux
- Faire un concours de rots
- Repeindre des vaches
- Avoir une relation stable
- Dire Je t’aime
- Ne pas avoir de poils
- Ne pas faire de câlins de mecs
- Faire des soirées Parking Bouteilles
- Faire de la purée lavabo
- Boire du Smirnoff Ice
- Faire des concours de celui qui met le plus de Curly dans sa bouche
…
To be Continued.
mercredi 24 juin 2009
Transformers 2 – La revanche du boum crasch paf

Les parents de Michael Bay ont sûrement du s’arracher les cheveux devant le petit Michael et son besoin presque pathologique de casser ses jouets dès Noël passé.
Maintenant Michael est grand et assouvi sa passion.
En vrai.
Et là qu’il veut se concentrer sur des films sans action, il a décidé de tout envoyer dans un dernier opus (on verra bien) salvateur. Le bougre ruine une ville dès le générique.
Car Transformers 2, c’est la surenchère à l’américaine comme jamais : plus de robots, plus de Megan Fox, un budget explosion colossal… Et surtout plus de blagues et autres scènes embarrassantes, quitte à abandonner son auditoire non préparé au style du bonhomme sur la route. Michael fait ce qu’il veut, et s’en donne à cœur joie.
Cinéaste du médiocre, du vulgaire, du beauf, Michael Bay dépasse la limite dans cet opus de Transformers, qui s’il dispense toujours son quota de fun, de Megan Fox lascive ou de destruction massive, va tellement loin dans le mauvais goût vaseux que l’on peine à défendre le film. Ici le divertissement se résume à deux bonasses, un cumul d’explosions dépassant celui des dialogues et des blagues foireuses sur le scrotum. Le scénario navigue à vue, enchaînant les rebondissements improbables à un rythme déraillant entre incrédulité et gaudriole. Cherchant à développer la mythologie de ses aliens, le film multiplie les scènes de vilains voulant conquérir le monde sorties tout droit de Power Rangers, d’un Mégatron au charisme saboté, à des Autobots inexistants ou simplement horriblement irritants (un grand merci au passage au film qui réhabilite le rôle du sidekick, et qui nous prouve à quel point le cinéma se porte mieux sans).
Les Decepticons parlent, mais débitent des inepties à la pelle, et au final le film vaut surtout pour sa démonstration technique impressionnante. Même Bay ne fait pas d’éclat, recyclant les plans de ses précédentes œuvres (quand il ne fait pas dans l’autocongratulation grasse). On peut toutefois noter un style passablement assagi, avec des plans longs de plusieurs secondes (un miracle) et des combats presque toujours lisibles.
On attendait de la surenchère, on a eu.
On se vautre dedans, on en ressort gavé, dégoûté.
Transformers s’impose à nous comme la franchise actuelle la plus malade. Portée par une ambition démesurée mais gangrenée par des élans nanars qui n’ont rien à faire là.
Reste à savoir si l’on arrive à prendre tout ça au millième degré.
Maintenant Michael est grand et assouvi sa passion.
En vrai.
Et là qu’il veut se concentrer sur des films sans action, il a décidé de tout envoyer dans un dernier opus (on verra bien) salvateur. Le bougre ruine une ville dès le générique.
Car Transformers 2, c’est la surenchère à l’américaine comme jamais : plus de robots, plus de Megan Fox, un budget explosion colossal… Et surtout plus de blagues et autres scènes embarrassantes, quitte à abandonner son auditoire non préparé au style du bonhomme sur la route. Michael fait ce qu’il veut, et s’en donne à cœur joie.
Cinéaste du médiocre, du vulgaire, du beauf, Michael Bay dépasse la limite dans cet opus de Transformers, qui s’il dispense toujours son quota de fun, de Megan Fox lascive ou de destruction massive, va tellement loin dans le mauvais goût vaseux que l’on peine à défendre le film. Ici le divertissement se résume à deux bonasses, un cumul d’explosions dépassant celui des dialogues et des blagues foireuses sur le scrotum. Le scénario navigue à vue, enchaînant les rebondissements improbables à un rythme déraillant entre incrédulité et gaudriole. Cherchant à développer la mythologie de ses aliens, le film multiplie les scènes de vilains voulant conquérir le monde sorties tout droit de Power Rangers, d’un Mégatron au charisme saboté, à des Autobots inexistants ou simplement horriblement irritants (un grand merci au passage au film qui réhabilite le rôle du sidekick, et qui nous prouve à quel point le cinéma se porte mieux sans).
Les Decepticons parlent, mais débitent des inepties à la pelle, et au final le film vaut surtout pour sa démonstration technique impressionnante. Même Bay ne fait pas d’éclat, recyclant les plans de ses précédentes œuvres (quand il ne fait pas dans l’autocongratulation grasse). On peut toutefois noter un style passablement assagi, avec des plans longs de plusieurs secondes (un miracle) et des combats presque toujours lisibles.
On attendait de la surenchère, on a eu.
On se vautre dedans, on en ressort gavé, dégoûté.
Transformers s’impose à nous comme la franchise actuelle la plus malade. Portée par une ambition démesurée mais gangrenée par des élans nanars qui n’ont rien à faire là.
Reste à savoir si l’on arrive à prendre tout ça au millième degré.
jeudi 18 juin 2009
Terminator Renaissance (Tatatatatam)

Voilà un quart de siècle que tous les geeks du monde attendent ça. Voir enfin l’après jugement dernier, la guerre contre les machines. L’opus le plus noir, sombre, irrémédiable de toute la saga. … Réalisé par le metteur en scène pop des sucrés Charlie’s Angels.
Les calculs hollywoodiens nous étonneront toujours, sauf que si le bon McG a gardé son pseudo ridicule, il impressionne vraiment avec des scènes épiques, remixant Les Fils de l’Homme avec Mad Max, l’aspect documentaire avec le post-nucléaire des déserts arrides et motorisés.
Sauf qu’aussi impressionnant qu’il soit, le film n’arrivera jamais à égaler le maître Cameron, qui en une simple scène d’exposition arrivait à marquer pour de bon l’inconscient collectif à coups de champs de crânes humains et l’atmosphère palpable et putride d’une espèce humaine en voie de disparition.
Dès lors, le nouveau cru ne saura jamais se dépêtrer de son illustre modèle, et n’est jamais meilleur que lorsqu’il flatte le fan dans le bon sens du poil avec références et allusions à la « trilogie » originale (enfin, au diptyque et son remake). L’apparition surprise finale (mais éventée depuis) est à ce titre absolument jouissive. Lorsqu’il s’agit de développer son futur, le film s’embourbe dans des rebondissements grotesques, des facilités scénaristiques honteuses, une intrigue prétexte aux enjeux anecdotiques, et un John Connor transparent se faisant voler la vedette par le Terminator du film (ce qui était la recette des derniers volets, mais n’a pas lieu d’être ici).
On peut toutefois apprécier un bestiaire robotique franchement réussi, et se rassurer en s’assurant que tout ça n’est que l’introduction d’une nouvelle trilogie qui peut s’avérer énorme.
Si les producteurs ont le cran d’insuffler toute la noirceur inhérente au sujet, et pas cette foutue violence aseptisée, mal gangrenant la plupart des films hollywoodiens au nom du Dieu Dollar.
Qu’elles sont loin, les couillues années 80.
Les calculs hollywoodiens nous étonneront toujours, sauf que si le bon McG a gardé son pseudo ridicule, il impressionne vraiment avec des scènes épiques, remixant Les Fils de l’Homme avec Mad Max, l’aspect documentaire avec le post-nucléaire des déserts arrides et motorisés.
Sauf qu’aussi impressionnant qu’il soit, le film n’arrivera jamais à égaler le maître Cameron, qui en une simple scène d’exposition arrivait à marquer pour de bon l’inconscient collectif à coups de champs de crânes humains et l’atmosphère palpable et putride d’une espèce humaine en voie de disparition.
Dès lors, le nouveau cru ne saura jamais se dépêtrer de son illustre modèle, et n’est jamais meilleur que lorsqu’il flatte le fan dans le bon sens du poil avec références et allusions à la « trilogie » originale (enfin, au diptyque et son remake). L’apparition surprise finale (mais éventée depuis) est à ce titre absolument jouissive. Lorsqu’il s’agit de développer son futur, le film s’embourbe dans des rebondissements grotesques, des facilités scénaristiques honteuses, une intrigue prétexte aux enjeux anecdotiques, et un John Connor transparent se faisant voler la vedette par le Terminator du film (ce qui était la recette des derniers volets, mais n’a pas lieu d’être ici).
On peut toutefois apprécier un bestiaire robotique franchement réussi, et se rassurer en s’assurant que tout ça n’est que l’introduction d’une nouvelle trilogie qui peut s’avérer énorme.
Si les producteurs ont le cran d’insuffler toute la noirceur inhérente au sujet, et pas cette foutue violence aseptisée, mal gangrenant la plupart des films hollywoodiens au nom du Dieu Dollar.
Qu’elles sont loin, les couillues années 80.
mercredi 17 juin 2009
vendredi 5 juin 2009
Madagascar 2

Il faut parfois savoir vivre dangereusement. Mercredi. 14h.
La toute première séance de Madagascar 2. Ils sont là, à l’affût. Prêts à bondir, hurlant pour marquer leur territoire. C’est la jungle. Les sales mioches sont là, dans leur élément, et leurs parents ont démissionnés depuis bien longtemps. Et vous en plein milieu. Cerné.
Bienvenue en enfer.
Madagascar 2 souffre d’un phénomène de trop plein. Le film est drôle, certes, mais la multiplication des personnages et des péripéties empêche l’œuvre de se développer pleinement. Marty le zèbre est relégué au troisième plan, l’intrigue tient en trois lignes, dissoute sous les blagues et les scènes bonus (les pingouins, le roi Julian). Farfelus et ancrés parfaitement dans une crypto culture musicale et verbale sortie tout droit des 90’s (tout en risquant de laisser pas mal de gamins sur le carreau), la plupart des gags remportent facilement l’adhésion, mais laissent une fameuse impression d’inconsistance. Le film est trop court et condensé pour développer pleinement ses arcs, et vise l’efficacité à tout prix, ne s’éloignant jamais de son carcan de simple produit de consommation.
Et tant que Dreamworks pensera plus avec son compte en banque qu’avec son cœur, l’écart avec Pixar va continuer à se creuser. Dommage, car le potentiel de fournir une concurrence sérieuse, tout en proposant une autre formule basée sur le fun irrévérencieux, est bien là.
La toute première séance de Madagascar 2. Ils sont là, à l’affût. Prêts à bondir, hurlant pour marquer leur territoire. C’est la jungle. Les sales mioches sont là, dans leur élément, et leurs parents ont démissionnés depuis bien longtemps. Et vous en plein milieu. Cerné.
Bienvenue en enfer.
Madagascar 2 souffre d’un phénomène de trop plein. Le film est drôle, certes, mais la multiplication des personnages et des péripéties empêche l’œuvre de se développer pleinement. Marty le zèbre est relégué au troisième plan, l’intrigue tient en trois lignes, dissoute sous les blagues et les scènes bonus (les pingouins, le roi Julian). Farfelus et ancrés parfaitement dans une crypto culture musicale et verbale sortie tout droit des 90’s (tout en risquant de laisser pas mal de gamins sur le carreau), la plupart des gags remportent facilement l’adhésion, mais laissent une fameuse impression d’inconsistance. Le film est trop court et condensé pour développer pleinement ses arcs, et vise l’efficacité à tout prix, ne s’éloignant jamais de son carcan de simple produit de consommation.
Et tant que Dreamworks pensera plus avec son compte en banque qu’avec son cœur, l’écart avec Pixar va continuer à se creuser. Dommage, car le potentiel de fournir une concurrence sérieuse, tout en proposant une autre formule basée sur le fun irrévérencieux, est bien là.
mercredi 3 juin 2009
Le Transporteur 3

Luc Besson s’ennuie. Et quand cela arrive, il écrit. Vite fait, l’histoire de remplir un après midi. Et il a de quoi faire. Les Taxi, les Transporteur, les Banlieue 13, on peut facilement reconstruire une intrigue en changeant les marques de voitures ou les lieux de course-poursuite. C’est complètement con, et c’est pour ça qu’on y retourne toujours, surtout la série starring Frank Martin, véhicule marketing pour les abdos de Jason Statham, et BD grasse et décérébrée assumée comme telle. Bouffe tes pop-corn et ne réfléchi pas trop. Besson comme Jerry Bruckeimer du pauvre.
Mais tout ça, il en a marre le père Luc. Il cherche de la substance, de l’émotion. Et des bombes accrochées aux voitures à enlever avec une grue, on gagne une histoire d’amour. Et d’un plaisir ultra coupable, un profond ennui. Car Besson écrit les histoires d’amour avec sa finesse légendaire. On y tombe amoureux en enlevant sa chemise, on baise pour récupérer sa caisse. Reste que Jason Statham la bouche en cœur qui récite des vers passionnés à tout pour faire exploser le compteur culte.
Remercions Besson au passage d’avoir fait l’impasse sur la blonde anorexique et d’avoir embauché un Robert Kneeper nous ressortant à la mimique près son T Bag de Prison Break. Ca tombe bien, c’est tout ce qu’on lui demande.
Olivier Mégaton fait son yes man, mais soigne sa photo, tandis qu’il loupe complètement ses poursuites motorisées (Mais qui, en 2008, utilise encore l’image accélérée pour l’illusion de la vitesse ?). On s’y bagarre comme dans Walker Texas Ranger et on blague mollement avec un clone du Kevin Smith de Die Hard 4. Tout pour plaire. Jusqu’à ce que l’amour s’en mêle.
Si au moins le personnage était attachant. Même pas. Tout ce qu’on demande à Jason, c’est de se battre torse nu.
C’est tout.
On reproche souvent à Luc besson sa lourdeur scénaristique pachydermique. Style qui correspond tout à fait au Transporteur. Nécessaire même. Et il vient gâcher tout ce bel équilibre à base de coups de pied retournés et d’explosions avec de la romance, des parties de pêche, et des dialogues façon guide du routard, édition restaurants d’Europe.
Qu’est ce qui se passe Luc ?
Une petite crise de la quarantaine ?
Mais tout ça, il en a marre le père Luc. Il cherche de la substance, de l’émotion. Et des bombes accrochées aux voitures à enlever avec une grue, on gagne une histoire d’amour. Et d’un plaisir ultra coupable, un profond ennui. Car Besson écrit les histoires d’amour avec sa finesse légendaire. On y tombe amoureux en enlevant sa chemise, on baise pour récupérer sa caisse. Reste que Jason Statham la bouche en cœur qui récite des vers passionnés à tout pour faire exploser le compteur culte.
Remercions Besson au passage d’avoir fait l’impasse sur la blonde anorexique et d’avoir embauché un Robert Kneeper nous ressortant à la mimique près son T Bag de Prison Break. Ca tombe bien, c’est tout ce qu’on lui demande.
Olivier Mégaton fait son yes man, mais soigne sa photo, tandis qu’il loupe complètement ses poursuites motorisées (Mais qui, en 2008, utilise encore l’image accélérée pour l’illusion de la vitesse ?). On s’y bagarre comme dans Walker Texas Ranger et on blague mollement avec un clone du Kevin Smith de Die Hard 4. Tout pour plaire. Jusqu’à ce que l’amour s’en mêle.
Si au moins le personnage était attachant. Même pas. Tout ce qu’on demande à Jason, c’est de se battre torse nu.
C’est tout.
On reproche souvent à Luc besson sa lourdeur scénaristique pachydermique. Style qui correspond tout à fait au Transporteur. Nécessaire même. Et il vient gâcher tout ce bel équilibre à base de coups de pied retournés et d’explosions avec de la romance, des parties de pêche, et des dialogues façon guide du routard, édition restaurants d’Europe.
Qu’est ce qui se passe Luc ?
Une petite crise de la quarantaine ?
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