vendredi 28 mai 2010

Chuck – 3x19 – Chuck vs the Ring : Part 2 – Season Finale


L'Alliance se rapproche de Chuck et de l'Opération Bartowski. Heureusement, Stephen, le père de Chuck, travaille dur pour sauver son fils. Pendant ce temps, Casey doit protéger sa fille de l'Alliance en secret et Big Mike reçoit de graves nouvelles à propos du Buy More.

Alors que le season finale de la saison 2 s’apparentait au meilleur moment du show (« Hey guys, I know Kung Fu »), la saison 3 a pris le parti pris de profondément bouleverser les codes de la série et de transformer, petit à petit, Chuck en véritable espion.
L’épisode 13 de la saison, originellement pensé en tant que season finale (voir même series finale en cas de non renouvellement) constituait un point de non retour dans le show, redistribuant une nouvelle fois les cartes en offrant une pièce maîtresse. Difficile alors d’être emballé par cette rallonge inespérée de six épisodes, vu qu’il était forcément impossible pour les scénaristes de faire mieux.

A la vue de ce season finale, on s’était encore trompé.
Comprenons-nous bien. Chuck n’a pas la qualité d’écriture d’un Breaking Bad, ni la subtilité d’un show comme Six Feet Under. Cette série a débuté avec comme simple ambition de fournir du fun, du geek, et de l’action, le tout complètement décomplexé.
Et cette grâce à cette oubli du sérieux que le show arrive à tenir cet équilibre parfait entre gaudriole crétine et véritable intrigue d’espionnage, qui fait frémir autant qu’elle réjouit.
Ce season finale ne déroge pas à la règle, tant il joue avec des thèmes matures, des évènements d’une tristesse infinie, autant qu’il s’amuse avec des intrigues toujours plus folles, sans retenue, pour offrir aux spectateurs une dose de bonheur salvatrice.
Cette saison 3 fut un véritable roller coaster à l’histoire parfaitement tenue, sans un seul bout de gras, là où d’autres séries plus « prestigieuses » s’éparpillent dès leur deuxième saison (Lost, même si c’est mesquin de tirer sur l’ambulance). Dès lors on peut se demander si, au vue des révélations de ce season finale, si cette saison 4 ne sera pas la saison de trop. Ou si, au contraire, cette saison 4 ne sera pas celle de la consécration et de la reconnaissance. On a suffisamment confiance en la série et sa capacité à toujours se renouveler pour espérer une nouvelle année aussi enthousiasmante que celle-ci.

Chuck est une série à chérir, car elle fait partie du cercle restreint des œuvres que la déception n’a pas encore frappé de son sceau. Ce fabuleux season finale (et en l’occurrence l’ensemble de cette saison) en est la preuve la plus formelle, la plus évidente.
Alors on ne boude plus son plaisir et on fonce découvrir cette merveille de petit show.
Si ce n’est pas déjà fait, c’est que c’est rempli de gens de bon goût ici.
L’été va encore une fois être trop long.

C’était impossible, et pourtant ils l’ont fait. Chuck réussit encore une fois à se surpasser et dépasse largement son statut de petit plaisir coupable geek pour s’assumer pleinement en tant que prodige fun des années post âge d’or. C’est peut être ça la solution à la panne créative actuelle : si l’on a du abandonner toutes nos séries chéries, c’est parce que leurs auteurs ont perdu un élément essentiel : le plaisir de faire.
A l’heure actuelle, Chuck est donc un petit miracle.


9/10

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