vendredi 15 août 2008

Benjamin Gates et le livre de mon cul


Divertissement qui n'en a que le nom, Benjamin Gates et le livre de mon cul est un véhicule publicitaire juste bon à iconiser platement un espèce de sous Indiana Jones à qui tout réussi, qui résout ses énigmes en un quart de seconde, sans aucune difficulté ni aucune personnalité. Ça doit bien faire plaisir à l'égo de Nicolas Cage (et par conséquent son porte monnaie), mais ça enfonce le spectateur dans une torpeur insoutenable, à peine secoué par une illusion de rythme (on fait sans cesse bouger la caméra et hop, le tour est joué).

Sans talent aucun, à part le mépris éhonté avec lequel toute cette joyeuse équipe emballe tout ça, des stars qui cachetonnent aux scénaristes qui récitent leurs cours de primaire, le film s'éternise, shooté à l'énergie Duracel et le spectateur perd pied, s'enfonce dans un marasme de péripéties et de courses poursuites frelatées, sans pouvoir se raccrocher à aucune branches, pendant que Gates, lui, reste assis les trois quarts du film. On se consternera aussi d'un Jon Voigt sénile, et d'un Nicolas Cage officiellement perdu, mais on sauvera peut-être dans un bon jour les vingt dernières minutes moins ronflantes (parce que ça bouge enfin, justement).
Finalement non, même pas.
Tout ça permet d'apprécier encore plus le retour de papy Jones, qui s'il a dépassé la soixantaine, à au moins le mérite de porter un chapeau pour cacher son horrible tignasse, lui.

1 commentaire:

maxwell a dit…

Mais qu'est-ce que tu mates des trucs pareils ?!!!