mardi 20 mai 2008

SuperGrave


Attention à l'objet culte que voilà.
Autant le dire tout de suite : SuperGrave est une bénédiction, rien de moins que la meilleure comédie de l'année dernière, un joyau qui colle et qui tache, à conserver aux côtés des autres étalons de l'humour con américain.
Alors oui, en face du synopsis on peut se dire "j'ai déjà vu ça". C'était il y a presque dix ans et ça reléguait La Cité de la Peur aux oubliettes des films de cour de récré. On y voyait une bande de potes bas de plafond prêts à tout pour tirer leur crampe, contrairement à SuperGrave, où l'on voit une bande de geeks bas de plafond prêts à tout pour récolter de l'alcool afin de tirer leur crampe. Pas loin de l'autre bousasse à la pomme donc.
Le talent en plus.

S'ils se rapprochent au point de départ, la ligne d'arrivée n'est même pas comparable. Ici l'humour (gras certes) est savoureux. Étonnement peu graphique, il est gorgé de références, biberonné à la pop culture. Son synopsis de teen movie se transforme petit à petit en After Hours sur le cul et l'alcool où tout part en vrille, comme le démontre les apparitions à chaque fois hilarantes des deux policiers. Constamment intelligent, le film se permet en plus un écrin magnifique, aux couleurs délavées très 70's, et à la bande son soul et old school délicieuse. L'attachement aux personnages est immédiat, l'humour est frondeur et rentre-dedans, mais jamais méchant, la vulgarité dérivant parfois jusqu'a la poésie, le film se permettant même des instants fragiles de tristesse contenue, certes dynamitée par le second degré constant du film (voir pour ça une déclaration d'amour ridicule et bien membrée absolument impayable).

SuperGrave a tout du joyeux bordel foutrement indispensable, un bonheur rare qui sent la salle de gym et explose les abdos.
Ça faisait longtemps qu'on avait pas rit comme ça.

1 commentaire:

Antoine a dit…

Ah putain ouais !!!
Idem pour le synopsis; tu t'attends a un remake d'american pie, forcément moins drôle puisque tout a été fait... que nenni
Ca pars dans tous les sens, on ne sait plus ou on va, et on sait même pas si ça va être une happy end ou pas.


McLovin Ruuuuuuuuuulezzzzzz