vendredi 30 mai 2008

La légende de Beowulf


On parle souvent (et à raison) de réalisateurs comme Peter Jackson ou Sam Raimi, mais Robert Zemeckis est aussi l'un des grands réalisateurs geeks de son temps avec des chefs d'oeuvres reconnus comme Retour vers le Futur ou Qui veut la Peau de Roger Rabbit. Dommage qu'il soit allé se fourvoyer dans des divertissements jolis mais ronflants et surtout insupportablement moralisateur comme cet étalage collant qu'est Forrest Gump. Et même s'il emmerde son monde avec sa performance capture, il faut quand même avouer qu'elle est ici d'un usage parfait, permettant d'imaginer des plans incroyable, et de mettre en place à moindre mal une mythologie qui a de la gueule.

Et pour un film d'animation, on est agréablement surpris. Ça gicle, ça charcle, on y baise, on y jure, on y boit, l'ambiance et les trognes renfrognés des vikings sont respectés, et l'imagerie de synthèse réellement impressionnante, tant elle se rapproche de plus en plus vers l'humain (pour les personnages principaux en tout cas). La technique permet aussi des morceaux de bravoures totalement dantesques qui clouent le spectateur sur place. Si on ajoute à toutes ces réjouissances un script travaillé, aux multiples pistes de lectures et à l'anti-conformisme savoureux, on est en droit d'affirmer la réussite du pari de Zemeckis, jusqu'à le placer sur le trône des réalisateurs geeks, enfin.

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